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Leaders Roundtable Cybersecurity 2026

2026/03/25

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Les cyberattaques sont encore trop souvent considérées comme un simple problème technique informatique. En réalité, elles constituent un risque stratégique pour l'entreprise, avec un impact financier direct. Pour les entreprises belges, et en particulier pour les PME et les scale-ups, un seul incident peut entraîner plusieurs semaines d'arrêt et des dommages s'élevant à des centaines de milliers d'euros, voire plus.


Selon le Centre pour la cybersécurité en Belgique (CCB), le phishing et la compromission de comptes restent les vecteurs d’attaque les plus courants en Belgique, avec une nette augmentation du nombre d’incidents d’année en année. Les organisations de taille moyenne constituent aujourd’hui une cible particulièrement attractive.

Les cyberattaques sont encore trop souvent considérées comme un simple problème technique informatique. En réalité, elles constituent un risque stratégique pour l'entreprise, avec un impact financier direct. Pour les entreprises belges, et en particulier pour les PME et les scale-ups, un seul incident peut entraîner plusieurs semaines d'arrêt et des dommages s'élevant à des centaines de milliers d'euros, voire plus.


Selon le Centre pour la cybersécurité en Belgique (CCB), le phishing et la compromission de comptes restent les vecteurs d’attaque les plus courants en Belgique, avec une nette augmentation du nombre d’incidents d’année en année. Les organisations de taille moyenne constituent aujourd’hui une cible particulièrement attractive.

Combien coûte en moyenne une cyberattaque en Belgique?

Le coût d'un cyberincident ne se résume jamais à une simple facture. Il s'agit d'une combinaison de dommages directs, d'interruption des activités et de pertes cachées.

Impact typique pour les entreprises belges :

💥 Incident de base : 50 000 € – 150 000 €
🧨 Attaque grave par ransomware : 250 000 € – 1 500 000 €+
⏱️ Durée moyenne d'indisponibilité : 2 à 4 semaines
📉 Perte de réputation et de clientèle : souvent durable et difficile à prévoir

Selon les chiffres du CCB, le phishing et le piratage de comptes restent les principales portes d'entrée des attaquants dans les organisations belges.

Mais ces chiffres ne prennent tout leur sens que lorsque l'on examine un scénario réaliste.

Scénario réaliste : cyberattaque contre une entreprise belge (100 à 500 employés)

Prenons l'exemple d'une entreprise belge type avec :

  • 250 collaborateurs;
  • des activités de services B2B ou un environnement de production;
  • Microsoft 365 + ERP + infrastructure hybride;
  • un petit service informatique interne (2 à 6 personnes);
  • l'authentification multifactorielle (MFA) n'est pas obligatoire partout;
  • des sauvegardes sont en place mais ne sont pas testées systématiquement.

Ce profil est particulièrement fréquent chez les organisations qui sont aujourd'hui victimes de cyberincidents.

Étape 1 : l'attaque commence par une tentative de phishing (jour 0)

Un employé reçoit un e-mail :

« Votre session Microsoft 365 expire aujourd'hui. Veuillez vous reconnecter. »

Le lien redirige vers une fausse page de connexion.

Conséquences :

les identifiants de connexion sont volés ;
le pirate accède à la boîte mail ;
les communications internes sont détournées pour gagner la confiance de l'utilisateur.

Sans authentification multifactorielle, un pirate peut souvent rester actif pendant plusieurs jours sans être détecté.

Étape 2 : extension silencieuse au sein du réseau (jours 3 à 10)

L'attaquant :

  • explore le réseau;
  • accède aux disques partagés;
  • s'infiltre dans les systèmes ERP;
  • copie les données clients et les devis;
  • dépose un ransomware sans l'activer immédiatement.

L'objectif est clair : un impact maximal au moment opportun.

Étape 3 : le ransomware est activé (jours 10 à 14)

Un lundi matin, le message suivant apparaît soudainement :

« Vos fichiers ont été chiffrés. Payez 180 000 € en bitcoins. »

Conséquences :

  • les systèmes ERP sont hors ligne;
  • les serveurs de fichiers sont inutilisables;
  • l'administration ralentit ou s'arrête;
  • la planification de la production est perturbée;
  • la communication interne est partiellement interrompue.

À partir de ce moment, un incident informatique se transforme en crise d'entreprise.

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